Ou l'art et la manière de se rattraper comme on peut.

J'ai fini le pantalon 111 du Burda de mars cet après-midi seulement, en retard d'un jour pour le défi de Zélie Décousue, qui en a désormais l'habitude et ne m'en veut pas! Peu de modèles m'ont plu dans ce numéro, contrairement aux deux précédents. J'ai d'ailleurs cousu une jupe du numéro de février qu'il faudra que je vous montre.

C'est un pantalon qui bénéficie du "cours de couture illustré" de ce mois-ci, que j'aurais été bien inspirée de lire de plus près avant de me lancer bille en tête dans ce projet. Je l'ai coupé en 36 dans une gabardine contenant beaucoup d'élasthanne, dont je ne me rappelle plus la provenance (sans doute les Tissus d'Ursule de Chambourcy).

Tout a commencé bien paisiblement, j'ai cousu la poche passepoilée sans coup férir, comme le montrent ces deux photos:

- erreur de symétrie: décousu et recousu. Les pointes sont désormais équilibrées. (il faudra me croire, je n'ai pas de photo de mon postérieur)

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- prise du fond de poche dans la couture: décousu et recousu. Ce type d'erreur est récurrent chez moi... Je pourrais faire attention, mais non, c'est toujours pareil. je ne m'améliore pas.

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Ces erreurs stupides sont entièrement de mon fait, les explications de Burda sont bien détaillées.

Mais arrive ma source d'indignation, la déception que jamais je n'avais ressentie face à mon magasine préféré: les jolies fermetures éclair qui sont le détail original de ce pantalon. Je m'attendais à un montage élégant, avec de jolies finitions sur l'envers comme sur l'endroit, et me réjouissais d'avance d'apprendre de nouvelles astuces de montage... Déception déception! elles sont bêtement appliquées sur l'endroit, avec un pli au fer à repasser et un envers simplement surfilé.

Le tissu contient pas mal d'élasthanne, et ma machine a un entraînement déficient. Quand on voit déjà le désastre des pièces qui gondolent sous le pied de biche, alors que j'ai essayé plusieurs types de doublure, que j'ai bâti, cousu, décousu, autant dire qu'appliquer de telles pièces aurait été une véritable Bérézina. Je n'ai même pas essayé.

La preuve en image:

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Après un certain laps de temps consacré à la cogitation, je n'ai vu qu'une solution: remplacer ces empiècements par des pinces.

CIMG7015Le tissu étant coupé, l'envers des pinces était horrible et je les ai gansées du même tissu que le fond de poche.

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Une fois cette partie achevée, j'ai continué mon pantalon de façon traditionnelle, en enlevant 1 cm de chaque côté du haut de la fourche arrière.

Avec tout ce que j'ai enlevé à la taille, j'ai eu un peu peur lors de mon premier essayage: c'est le moment où je l'ai enfilé pour la photo!  OUI, tout sans un seul essayage. Kamikaze.

CIMG7019J'en profite pour faire des photos d'extérieur de ma veste du mois dernier, jamais portée encore faute de printemps.

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C'est serré, et il y a des plis qui feraient hurler Nabel!

Heureusement que mon tissu est élastique, mais je ne pourrai pas le porter les jours de cassoulet.

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Il ne fait pas encore bien chaud...

CIMG7048Je n'ai pas réalisé les fentes de bas de jambe, et hésite encore sur la longueur à lui donner; il n'y a pour l'instant qu'un ourlet simple. Peut-être un pli américain?  ça risque de le raccourcir beaucoup.

Une amie m'a suggéré de coudre des boutons le long des pinces, pour en faire un faux pantalon à pont. Je vais voir ce que ça donne.

Je vais voir ce qu'ont réalisé les autres couturières du défi: c'est chez Zélie décousue!

A bientôt!